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Dimanche 5 mai, je suis meneuse en 4 heures sur la marathon du Mont Saint Michel, pile 4 semaines après le marathon de Paris. J’attends avec impatience ce week-end qui s’annonce festif et ensoleillé: je vais retrouver mes copains les meneurs (avec 2 nouvelles meneuses), aussi forts pour mener l’allure que pour faire la fiesta, et puis Saint-Malo, Cancale et le Mont Saint-Michel, c’est plutôt sympa comme destination de week-end!

Samedi matin, c’est parti! Réveil à 6h30 car j’ai RDV à 8h avec Karima porte de Pantin pour un co-voiturage jusqu’au Mans. Parce qu’un week-end comme ça, ça se mérite et les journées commencent tôt! Mon sac est loin d’être prêt et comme je ne me fais qu’à moitié confiance je vérifie une dernière fois de ne pas avoir oublié l’essentiel à savoir chaussures et tenue, + mes 2 chronos (parce que depuis ma mésaventure à Paris j’en ai 2!). Pour le reste, on verra bien.
2 heures plus tard, nous sommes au Mans. RDV avec le reste de l’équipe des meneurs + Claris qui fera chauffeur uniquement cette année: bloqué par une hernie discale, cela fait 4 mois qu’il ne peut plus courir. Et c’est reparti pour quelques heures de route jusqu’à Saint Malo!

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Samedi après-midi : nous sommes au village de la course à Saint-Malo, nous rencontrons les coureurs et prenons la pose sur les stands des exposants. Bien entendu, Chauchau est là pour mettre l’ambiance et le groupe ne passe pas inaperçu.
En fin d’après-midi, il y a la cérémonie de présentation des élites et des meneurs, suivie du « Jogging des Remparts », un footing très cool et très sympa de 3km dans la ville et sur les remparts.
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C’est ensuite Olivier Gui qui anime la petite séance d’étirements. Retour à l’hôtel, juste le temps de Dans pasta party il y a pasta et il y a…party. It’s party time! Quand la musique est bonne! Bonne, bonne, bonne…Un jour j’irai à New York avec toi, et demain je t’emmènerai jusqu’au Mont Saint Michel…
Bref, je ne vous fait pas de dessin, vous avez compris.
Après une dernière bière « intramuros », direction dodo, car demain, y’a marathon, et le réveil sonne à…5h30. Nous partons avec le bus des élites, départ 6h45.
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Dimanche matin: tout est prêt, dossard, chronos, flammes…Il fait grand beau temps, la température est idéale contrairement à l’an dernier où il y avait du vent et une belle fraîcheur ambiante!
Le départ de la course s’effectue à Cancale. Le parcours longe la côté pour nous mener à l’un des plus beaux sites du patrimoine mondial…
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Rubrique culture:
Le Mont-Saint-Michel est une commune française située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie qui tire son nom d’un îlot rocheux consacré à saint Michel où s’élève aujourd’hui l’abbaye du Mont-Saint-Michel.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le deuxième de France (après l’Île-de-France) avec plus de 3 000 000 de visiteurs chaque année. Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Élément majeur, l’abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques; la commune et la baie figurant sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (source: Wikipédia)

Allez! C’est l’heure de se mettre dans les SAS. Je fais connaissance avec « mes 4 heures ». On se promet de ne pas se quitter jusqu’à l’arrivée!
C’est le départ. Assez rapidement, nous abordons une côte relativement longue, la seule réelle difficulté du parcours. Il y a du monde et la route est étroite, c’est limite si on ne marche pas par moments. Heureusement, le flux de coureurs s’étire petit à petit et nous prenons notre allure de croisière.
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Comme toujours, les 25 premiers kilomètres passent très rapidement car je suis entourée de futurs marathoniens qui courent autant avec leur langue qu’avec leurs pieds! ça papote, ça papote.
Il fait assez chaud et à chaque ravito je leur conseille de garder leur bouteille d’eau avec eux et de boire régulièrement, sinon attention les crampes! Bon, à partir du km25 les discussions sont beaucoup moins animées et après le 30ème plus personne ne moufte 😉

C’est là que mon rôle de meneuse se modifie: il faut bien sûr donner le tempo mais surtout motiver le groupe, faire attention à celui ou celle qui est entrain de lâcher et le/la booster pour qu’il/elle s’accroche. Je fais aussi « Saint Bernard » avec ma bouteille d’eau..
Parfois, nous sommes au beau milieu de la campagne sans âme qui vive, pas un mot dans le peloton, juste les souffles et le bruit des foulées à l’unisson. Puis c’est la liesse générale lorsque nous traversons les villages! Contraste saisissant et super-motivant! Une sensation incroyable de partage avec le public et mon groupe. Rien que d’y repenser cela me redonne des frissons.

Les derniers kilomètres me semblent courts car je suis trop occupée à checker mon chrono, encourager le groupe, motiver les coureurs qui marchent sur les bas-côtés pour qu’ils s’accrochent…tout se déroule très vite jusqu’à l’Arrivée et l’émotion partagée.
Un moment fort difficile à décrire, où se mêlent toutes sortes de sensations.
Je félicite mes coureurs, j’attends ceux qui ont lâché, puis chacun repart de son côté, souvent en panne d’énergie mais plein de souvenirs, d’émotion, je satisfaction, de joie, d’ampoules, de crampes, de courbatures (rayer les mentions inutiles).

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Pour nous le « marathon » continue: nous sommes sur la ligne d’arrivée jusqu’au dernier coureur. Dominique Chauvelier est au micro et l’ambiance est à la fête!

Toutes les bonnes choses ayant une fin, le dernier marathon sera le retour en voiture jusqu’à Paris…
22h30: home sweet home, encore un week-end bien rempli et vivement lundi pour faire la grasse matinée jusqu’à 7h!

PS: ah oui au fait, mission remplie en 3h59’36 »

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