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Vous connaissez La France en courant?
C’est une course en relais de 2800 km qui sillonne la France chaque été depuis 25 ans.

Présentation:
« Unique par sa durée (2 semaines) et sa distance (2800 kms) la France en courant est un relais pédestre (label FFA) sans équivalent dans l’hexagone qui se déroule chaque année la seconde quinzaine de juillet.
Chaque équipe compte 8 coureurs (dont au moins une féminine) répartis à bord de deux véhicules qui se relaient tout au long des 200kms de la journée .
Le départ est donné vers 3 heures du matin pour une arrivée qui se situe aux alentours de 16h30.
Chaque étape est divisée en deux demi-étapes et les temps sont additionnés pour effectuer le classement quotidien et général .
La France en courant réunit des coureurs aux performances différentes ainsi les moyennes horaires selon les équipes varient de 11 à 16 km/h .
Le parcours change chaque année permettant aux participants de découvrir des petites routes et des villages de France.
 »

J’y ai participé en 2012 dans l’Equipe Riou Glass, et nous avions terminé en seconde position. Deux semaines de sport, de convivialité, de réveils à 3h du matin un jour sur 2, et de grasse-mat jusqu’à 6h le lendemain, de nuits sous la Quechua en rase campagne, devant des églises ou des cimetières, sur les stades, dans les parcs des villages ou au milieu des prés, de kilomètres avalés au rythme de 25 par jour et par personne, fractionnés comme on le souhaite (ou peut!!). Une aventure tant humaine que sportive, où il faut gérer la fatigue, la promiscuité, composer et s’adapter.

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Une course qui fait son bonhomme de chemin depuis 25 ans et qui ne laisse jamais indifférents ceux qui y participent. Celui ou celle qui met le doigt (ou les runnings) dans l’engrenage revient très souvent revivre l’aventure un jour ou l’autre…

Ce qui fut d’ailleurs mon cas cette année. Des soucis de tendon d’Achille ne me lâchant pas, je m’étais tout d’abord inscrite en tant que remplaçante dans l’Equipe Riou Glass, mais l’état de ma tendinite ne s’améliorant pas j’ai été obligée de déclarer forfait. J’ai donc pris la décision de faire ma « France en courant » en ElliptiGO. Un moyen de suivre la course de l’intérieur en étant auprès des équipes, tout en faisant du sport sans me blesser.

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Bref, j’ai donc couru sur un vélo pendant 2 semaines, à raison de 60 km par jour en moyenne.
Bilan: une quarantaine d’heures en action, 800 km parcourus, une moyenne de 20km/heure (avec une pointe à 45 km/heure!), 11000 calories dépensées, des quadris et des fessiers en béton armé et un bagage foncier conséquent pour la suite des événements. Aucune douleur particulière, je n’ai senti ni mon tendon d’Achille ni mon genou. Une bonne remise  » en selle » pour la reprise de la course à pied.

L’étape la plus marquante? Bien évidemment l’ascension du col de l’Iseran!

Ce jour-là, j’ai commencé par faire 20 km entre Bourg-Saint-Maurice et le barrage de Tignes. 2 heures en plein cagnard, avec tout de même 1000 mètres de dénivelé positif dans les gambettes.
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A ce moment-là je voyais mal engagé le reste de l’étape. La route devenait dangereuse avec des tunnels dans lesquels les véhicules circulaient à vive allure. Dédé (André Sourdon, l’organisateur de la France en courant) est venu à mon secours et nous avons embarqué l’ElliptiGO sur la voiture et moi dedans! J’avais déjà bien donné du quadri et étais presque décidée à terminer l’étape en voiture. De plus, toutes les équipes de coureurs étaient loin devant moi car j’avais pris le départ un bon moment après eux, et j’étais moins rapide qu’eux en côte! Quelques kilomètres plus loin, nous rattrapions les équipes en queue de peloton. Cette petite récup’ en voiture m’avait remise d’aplomb et l’envie d’en découdre avec le Col de l’Iseran me démangeait! Ni une ni deux, me voilà débarquée avec mon engin. Pas le choix, il va falloir faire chauffer les cuisses et le cardio pour arriver là-haut!! Je prends 2-3 photos avant de me lancer et hop, me voilà en route vers le sommet. Les camions des équipes de coureurs me dépassent en klaxonnant pour m’encourager, les coureurs me dépassent aussi (t’inquiète je me vengerai, je vous rattraperai dans la descente!!). Je répère un cycliste un peu plus bas et me lance le défi: 1- de ne pas mettre pied à terre jusqu’au col. 2- de ne pas me faire rattraper par le cycliste. On est con des fois! Bref, me voilà à donner mon maximum et à me retourner toutes les 3 minutes comme si ma vie en dépendait!!
N’empêche…j’ai réussi
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Sur le « move » enregistré avec la Suunto Ambit 2S que j’ai en test* (et que j’ai donc pu tester en ElliptiGO) on voit bien que j’en ai un peu bavé dans la côte mais que tous les voyants étaient au vert dans la descente!
J’ai même fait une pointe à 40 km/heure ce jour-là, de sacrées sensations.
*Un prochain billet fera l’analyse des données de la montre sur la France en courant, pour en déduire l’évolution de mon état de forme sur 2 semaines.

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Pour la petite histoire et en guise d’illustration, la vidéo de Squash Falconer qui a elle aussi franchi le col en ElliptiGO courant juin…avec de la neige!!

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