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Objectifs 2013 annoncés: battre mes records sur 10 km, semi et marathon, même en courant moins (pour ne pas me re-blesser) et grâce à l’entraînement croisé (avec le Crossfit).
Objectifs atteints, avec la satisfaction ultime d’un record sur marathon battu de 2 minutes en avril à Paris. Et après?

Après? Et bien, le blues du runner, un peu comme on aurait le baby-blues. On ne sait plus trop quoi faire de sa peau, pas d’objectif à l’horizon, une motivation qui s’étiole pour se réduire à peau de chagrin voire à néant. Plus envie de courir, plus envie de se faire mal, parfois même un blocage, un rejet de ceux qui continuent à s’entraîner jour après jour et qui postent leurs exploits sur les réseaux sociaux.
Mais comment font-ils? Voir cet amoncellement de séances d’entraînement détaillées, de perfs annoncées fièrement sur les murs des autres me mettaient face à mon désamour de la course à pied et mon quasi dégoût de la piste, voire de ceux qui s’y entraînaient.
En juin j’en arrivais à détester les dimanches soir et à éviter soigneusement mon fil d’actu Facebook. Surtout ne rien savoir.

Je profite de cette période « off » pour m’occuper de mon tendon d’Achille et suivre au pied de la lettre un protocole de reprise ridicule!! Par exemple: 5 mn de marche + 3x1mn de course/1mn de marche + 5 mn de marche. En réalité, cela m’arrange presque de ne pas « avoir le droit » d’en faire plus, parce que de toute manière je n’en ai pas envie.
Je pratique malgré tout d’autres sports régulièrement. Le Crossfit, parce que c’est ludique et varié. L’ElliptiGO, que je découvre en juillet, et qui me permet de m’éclater sans bobo et de retrouver un peu la caisse. 800 km en 15 jours en suivant La France en courant, le top.

Pour autant, toujours pas envie de courir, et même si Berlin se profile à l’horizon je sais d’ores et déjà que la perf est à oublier.


C’est à ce moment précis que je fais la connaissance de Mélanie, préparatrice mentale. Ses domaines d’intervention sont la préparation mentale des sportifs, des ateliers dans les écoles primaires pour apprendre aux enfants à se ressourcer et gérer leurs émotions, et l’accompagnement mental en centre de rééducation fonctionnelle.
En résumé, des projets tournés vers une prospective de bien-être, de positivité, d’accompagnement vers la réussite.

Mélanie me propose de me coacher, pour me permettre de découvrir le coaching mental.
Cela ne pouvait pas mieux tomber! Il y a du boulot.
Comme nous habitons loin l’une de l’autre, c’est par Skype que nous ferons les séances.

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1ère séance : nous faisons connaissance, je lui raconte mon histoire sportive, et aussi ma vie perso actuelle, assez chahutée depuis quelques temps. Premier déclic. Je réalise (c’est tout bête mais tellement évident que je n’y avais même pas pensé) qu’on ne peut pas courir tous les lièvres à la fois. Presque inconsciemment, mon esprit a « fait le tri » . Priorité à l’essentiel.
Le sport ne reste qu’un loisir; la performance, un bonus.
Mon exercice de cette première semaine sera, chaque soir, de penser à 3 choses positives qui me sont arrivées dans la journée. Pas forcément des événements grandioses! Des petits détails qui auront ponctué ma journée. Je dois me forcer à prendre conscience de toutes mes sensations positives.
Au début, j’oublie presque systématiquement de le faire. Il faut vraiment se forcer, en faire un »rituel du coucher », pour entrer dans une « positive attitude » qui jour après jour, deviendra un style de vie.
Mélanie m’explique que lorsqu’on aborde un événement de la vie, quel qu’il soit, avec un mental positif, il n’y a aucune place pour l’échec. Pour une compétition sportive, c’est la même chose.
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J’explique à Mélanie mon manque de motivation, j’ai tout simplement perdu « la gnack ».
Elle m’explique qu’il faut savoir respecter ces périodes, qui sont tout à fait normales.
Durant cette période, il faut uniquement penser au plaisir que nous procurera notre sortie course à pied! Pas de perf, ni de séance douloureuse! C’est ce que Mélanie appelle le « footing sensoriel ».

Je vous propose de renouer avec la nature en testant le footing sensoriel...mettez vos sens en action, soyez attentif aux bruits de saison (pluie, feuille), ressentez les bienfaits de l'effort dans votre corps, si vous êtes à la campagne goûtez quelques baies (sinon offrez-vous un bon dessert...à la fin bien sûr) et observer les belles couleurs de dame nature...cela vous donnera le goût d'apprécier l'automne!

C’est ce que j’ai mis en application à Raisme, lors de ma participation à La Course des Terrils by night. Une course uniquement basée sur le plaisir de courir, un WE entre amis, des retrouvailles sympas avec Kalenji, et RIEN D’AUTRE!! Je n’ai même pas regardé mon chrono, je me suis arrêtée pour filmer, prendre des photos, savourer l’ambiance.

D’après Mélanie, il faut également penser à « se récompenser » (le principe de la carotte, pas du bâton!!). On pense avant de partir courir, à la récompense qu’on aura après: se préparer un repas qu’on adore, un bon bain relaxant, le bien-être que nous aura procuré le footing, etc…


Le conseil de Mélanie pour éviter ou limiter une baisse de régime après l’atteinte de votre objectif:

Vous l’avez donc compris, après l’atteinte d’un objectif, on se laisse un peu de temps pour souffler, on pense à se faire plaisir avant tout, et on se choisit un autre objectif très attirant. Se fixer un nouvel objectif à contre-coeur serait une erreur.


Le dernier conseil de Mélanie pour aujourd’hui: comment se fixer un objectif?

Savez-vous que la formulation de votre objectif a un impact direct sur votre performance? Créer un objectif motivant et positif de cette manière: S M A R T
Spécifique (précis)
Mesurable (quantifié ou temporisé)
Attirant (qui vous motive réellement)
Réaliste (avoir les capacités)
Temporel (prévu à une date précise)
A vous de jouer...!

Voilà pour aujourd’hui!
La prochaine fois, je vous présenterai quelques exercices très simples de visualisation et d’ancrage que Mélanie m’a appris à faire…
D’ici-là, on garde la « positive attitude »!!!


Pour contacter Mélanie:
Par Mail
Par Facebook

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  • Jean-Pierre nov 21, 2013 Répondre

    Merci pour cet article très intéressant ! Je me sens déjà mieux…

    • emma422 nov 21, 2013 Répondre

      C’est super intéressant à faire comme « travail », et même si le sport est le point de départ de ce coaching mental, son application dans la vie de tous les jours ne fait aucun doute!

  • j’aime bien ce concept de « positide attitude » que j’essaie depuis un certain temps d’appliquer dans mon quotidien et en effet pourquoi ne pas transposer dans le sport … merci pour cette apporche du coaching mental et vite la suite qu’on fasse des exercices :)

    • emma422 nov 21, 2013 Répondre

      Merci! Je vais essayer avec Mélanie de mettre en place un petit « rituel à rythme régulier », les exercices sont très sympas à faire…

  • germani nov 21, 2013 Répondre

    Merci!!

  • doune nov 21, 2013 Répondre

    Hello Emmanuelle,

    J’ai vu ton email alors j’ai foncé ici lire ce que tu avais à dire sur le sujet 😉 (comprendra qui pourra).

    Je suis tout à fait d’accord quand il s’agit de retrouver la motivation après un gros objectif et relancer la machine. Les conseils donnés ici sont tout à fait pertinent.

    Mon soucis n’était pas que relancer la machine après l’UTMB, il est bien plus pernicieux. Je vois la course à pied et le trail comme un moyen de passer du temps « là-haut » (en montagne quoi), là où je me sens bien. Le trail et la course à pied c’est sympa, mais j’ai l’impression d’avoir fait le tour de ce coté là… et du coup, je me posais la question de « à quoi bon ? » A quoi bon repartir sur une saison d’une activité physique qui demande bcp de sacrifices que je n’arrive plus à faire avec mon travail et qui m’attire de moins en moins ?

    Enfin, y a plus vraiment de soucis, le ski est là … on verra en mai ou en juin dans quelle envie je serai.

    Par ailleurs, je suis à Paris le we prochain, si ça te tente un petit footing … avec plaisir 😉

    • emma422 nov 21, 2013 Répondre

      Yes, avec plaisir!! Je vais pouvoir te montrer comme je sais bien me servir de la Suunto maintenant 😉
      Tu as mes coordonnées, fais-moi signe

  • Nu-Pattes nov 21, 2013 Répondre

    Tout ceci a l’air passionnant ! L’optimisme naturel ne suffit pas, en effet, je m’en rends compte. Les lièvres à courir sont nombreux, entre la vie perso pas toujours simple, le boulot qui peut être très prenant…

    Je suis de plus en plus attiré par ces éléments de préparation mentale, qui me semblaient ésotériques il y a peu. Je commence avec ce genre d’article à mieux en percevoir la teneur, et la nature très concrète et pragmatique du travail.
    Il n’y a plus qu’à franchir le pas :)

    • emma422 nov 21, 2013 Répondre

      J’étais moi-même attirée par la préparation mentale du sportif. Un ami m’en avait déjà parlé lorsque je lui ai raconté mes états d’âme lors d’un semi ( lâcher l’affaire au beau milieu, changer d’avis ensuite, se dire « à quoi bon », etc..). C’est la rencontre « surprise » avec Mélanie qui a créé l’occasion. En même temps, dès que l’on touche au mental, cela peut faire peur car il y a forcément un travail d’introspection à faire, il faut jouer le jeu sans (se) mentir, même si ce n’est pas toujours évident…

  • Dogna nov 23, 2013 Répondre

    Merci Emma ! C’est une impression de déjà vu (vécu) ! et c’est tellement vrai.
    Annette Sergent-Petit (Championne d’Athlé et Sophrologue – préparatrice physique et mentale) m’a aussi suggéré cette méthode de « positive attitude ».
    lors de rencontres sur des Running Expo. Je pense qu’elles sont dans le juste toutes les 2, cependant nous ne sommes pas tous égaux physiquement et mentalement. Chacun a sa propre vitesse de croisière et surtout son propre vécu pour pouvoir atteindre « aussi » son niveau de sérénité !
    Mais nous y arriverons… peut-être.
    Non… nous y arriverons, évidement et c’est une certitude.

    • emma422 nov 24, 2013 Répondre

      Avec plaisir Vincent! Si je partage mes moments de doutes et mes faiblesses, c’est parce que je sais que je ne suis pas la seule à les traverser, alors si les méthodes dont je parle peuvent rendre service et donner des pistes, c’est top!

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